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2006-12-06 00:53:22 : Un turtle à la Saintélyon - seconde et dernière longue partie

Quelques difficulté de bouclage m'ont empêché de vous livrer la suite hier. La voici donc. Attention, c'est TRES TRES TRES LONG!

Minuit

Le speaker annonce goguenard que c'est parti. D'accord, mais si les 3000 et quelques personnes devant moi n'avancent pas, je ne vais pas pouvoir aller bien loin. Ce n'est pas grave, j'en profite pour continuer à me...moucher! L'avant veille je me suis traîné au bureau, prenant les escalators et autres ascenceurs car j'étais bien incapable de monter des marches étant fiévreux. Je ne voyais alors pas au delà de 3 mètres et encore dans un champs de vision plutôt réduit. D'ailleur mon médecin m'a arrêté la veille de la course : virus de type grippal mais moins costaud. Il m'a indiqué qu'il y avait de fortes chances que ça aille mieux le jour de la course mais que j'allais être très diminué. Etant sportif lui même, à son avis le mur des 30Km allait venir beaucoup plus tôt pour moi. Quelque chose comme au 2° kilomètre....

Ah, ça y est, on court. J'abandonne ma rêverie d'avant course. Mon collègue me distance tout de suite, c'est normal, il y a deux classes d'écart entre nous. Mais c'était sympa de faire quelques foulées avec lui. J'aurais bien aimé partir avec les kikoureurs aussi mais je ne peux pas être partout. La météo annonçant de la pluie et certains "éclaireurs du net" ayant repéré des passages dans de la boue, j'ai choisi de partir avec des guêtres pour éviter que la boue ne rentre dans les baskets. C'est une bonne idée, sauf que... je ne sais pas comment les mettre! Je m'arrête 3 fois dans le premier kilomètre pour les ajuster. Rien n'y fait, elles glissent et se coincent entre mes chevilles et les runnings. Tant pis, j'ai assez perdu de temps comme ça. Ca frotte un peu mais je suis déjà le seul coureur au milieu des randonneurs.

La sortie de Saint Etienne se fait piano. Je trottine à 8Km/h car à chaque fois que je passe au delà, mon cardio atteint des sommets himalyesques (180 pou rune FCM à 187...). Saleté de Virus. A la première montée (10m...), je sens mon poul qui bat dans mes tempes comme dans un concert des tambours du bronx. Là, ça ne va pas aller du tout. Je ne suis pas capable de courir. Il faut faire un choix. J'opte pour celui de marcher et de faire cette Saintélyon coute que coute. Du coup, tout s'enchaine très facilement.

Je laisse filer les derniers raiders que j'avais péniblement rattrapé en me disant que ceux qui sont meilleurs que moi sont à leur place loin devant et les autres, je les rattraperai à partir du 50° kilomètre. Je suis pessimiste car dès le premier ravitaillement (7Km, à Sorbiers), je commence déjà à en rattraper en marchant. Le problème de cette course, c'est son succès. Combien de personnes ai-je croisé de personnes en jean, basket de tennis fashion style, pas de lampe, ni même de gourde? Ca me surprend au début, puis je les oublie en me disant qu'ils ont pris cette épreuve comme une belle promenade au clair de lune. Sauf que là, déjà, les secouristes sont à pied d'oeuvre. Déjà des ampoules à soigner, des crampes et j'ai cru voir quelqu'un qui s'était tordu la cheville alors que nous n'avons pas atteint les sentiers tant redoutés.

Le ravitaillement me fait de la peine. Les bénévoles sont charmants et font ce qu'ils peuvent mais visiblement, une tempête est passée et tout est en vrac. Les rues de Sorbiers sont jonchées de gobelets plastiques et d'emballages de barres ou de gels alors que les sacs poubelles sont à moitiés vides. Mesdames et Messieurs les coureurs insouciants, vous êtes des porcs et j'ai honte qu'on me prenne pour l'un de vous. Savez vous que dans ces villages des gens nous ont fait l'amabilité de nous recevoir, transformant leur cadre de vie paisible en oasis au milieu de notre nuit de dingue? Eux méritent davantage notre respect, pas vous. Ce ne sont pas les 10 secondes perdues à déposer vos détritus dans les poubelles qui vont vous faire perdre beaucoup de temps sur une course 68Km!


Je ne manque pas de remercier la gentille dame qui me tend une dernière madeleine (mon point faible) pour la route. Elle était toute émue qu'on lui dise "s'il vous plait" et "merci". Donc c'est avec le couteau entre les dents que je repars. De grandes gueules s'époumonnent depuis le départ à se raconter des blagues et autres bêtises pour masquer leur appréhension de la course. Je les entends bien et ça me motive de les rattraper et de les distancer, toujours en marchant. On attaque enfin les difficultés, de grandes montées noyées dans un brouillard qui m'apparait glacé. Je suis seul. Non, les grandes gueules sont toujours là, un peu derrière moi mais elles ont un peu baisser en volume. Des randonneurs me doublent, l'un d'entre eux me glisse que c'est normal car ils ont l'habitude de ce type de parcours et que je les rattraperai lors des descentes. Rendez vous est pris alors et je salue les deux ombres qui se glissent entre les volutes de brouillard. J'espère que je saurai les reconnaitre. Tiens, c'est curieux ce que je pense là. A aucun moment je n'ai réellement douté d'arriver au bout.

Cette fois ci, on arrive au ravitaillement de St Christo, 16° kilomètre. Les visages commencent à être marqués autour de moi. Je découvre les visages des personnes que j'ai avec qui j'ai marché. Mince, ils ont l'air de sportifs aguérris, alors pourquoi sont ils si fatigués? Leurs traits sont tirés, comme s'ils avaient passé une nuit blanche. Enfin c'est le cas, mais ils ne devraient pas être aussi lessivés après si peu de temps. Ils me disent de ne pas les attendre. Du coup je repars tout seul, ce que j'aime bien tout compte fait.

On arrive au troisième ravitaillement, à Moreau, 22° kilomètre. C'est rigolo : je croise à peine le panneau "Ravitaillement à 1Km" que le voici. J'ai fait 1Km en 25 secondes? Les kenyans n'ont qu'à bien se tenir. LoL! Du coup, c'est hilare que je remplis mon bidon. Le bénévole me propose de l'Isostar. Pourquoi pas? Je n'ai jamais essayé sur une longue distance. Malheureusement un homme, la soixantaine, font sur les secouristes : il n'en peux plus et désire abandonner. Ils lui expliquent qu'ils ne peuvent que le soigner et que les rappatriements se font à Sainte Catherine, à... 13Km de là. Je vois son visage décomposé, livide. Vite il faut que je m'en aille parceque sinon, je ne vais pas tarder à avoir un moral en berne. Je lui souhaite bonne chance pour la suite, mais il ne m'écoute pas. Il est au téléphone, demandant à ses proches de venir le chercher.

Je me sens mieux physiquement. La marche sportive aurait elle des vertues curatives? Je me sens de mieux en mieux et mon cardio me le rend bien en affichant des nombres enfin corrects. Je tiens un petit 6,5Km/h quelque que soit le dénivelé. Mais est ce que j'ai rêvé? Un brouillard encore plus dense que le précédent m'enveloppe et je vois même des flocons de neige (??) passer dans le mur de lumière blanche de ma frontale. Elle ne me sert plus à rien car avec dans de telles conditions, elle ne fait que m'éblouir. C'est alors que je me souviens d'un post sur kikourou qui conseillait d'avoir une seconde lampe à portée de main afin d'éclairer par le bas, comme pour les phares anti brouillards des voitures. Ce fut une idée... lumineuse! Car aussitôt pensé, aussitôt fait, je vois à nouveau devant moi. J'en profite pour doubler des coureurs accrochés à leurs frontales. Et eux en profitent pour les éteindre et me suivre. Ca faisait un peu maman canne avec des canetons derrière. Encore un bon moment de rigolade (intérieure) quand cette image m'est venue.

C'est vrai que je me sens de mieux en mieux. Mon nez se débouche. Je n'ai plus de vertiges (j'en ai eu jusqu'au matin du départ). Et de l'air frais arrive enfin au fond de mes petits poumons. Du coup une envie folle me prend : et si je recourais? Au début, ce n'était que des petits trottinements alternés de marche, comme lors de me débuts en course à pied, il y a peu de temps en fait. Puis sans m'en rendre compte, je rattrape quelques coureurs qui descendent très prudemment vers Ste Catherine. Là c'est le quart d'heure de folie qui me prend. Je dévalle les descente en courant d'abord puis en rebondissant de pierre en pierre jusqu'à Sainte Catherine. Mon cardio m'indique des pointes à 25Km/h! Ce devait être pendant que je sautais. Mais je ne suis pas si inconscient : sachant que je pouvais me faire soigner voire rappatrier un peu plus bas, j'y suis allé sans appréhension.

Ravitaillement de Ste Catherine, 28° kilomètre. Plus aucune grande gueule. Tout le monde est humble. Ceux qui le peuvent ne trainent pas trop à cet arrêt car il est terrible : les autocars de rappatriement sont pleins. Certes, il y a des relayeurs mais à la mine de la plupart, ce sont des abandons, la mort dans l'âme. Tant de kilomètres à l'entrainement, tant de sacrifices, réduits à une place au fond d'un autocar sordide. Un salut aux braves qui ont tout de même atteint cette étape et je m'engouffre de nouveau dans une montée à faire pleurer de joie pour un cabri, que je ne suis pas! Je paie au centuple mes efforts de la descente et je grimpe lentement, très lentement, les coteaux. J'y fais une nouvelle rencontre. Deux femmes dont l'une s'est méchament tordue la cheville. Elle ne voulait pas renoncer mais n'arrivait pas à se tenir debout. Il m'a fallu toute mon énergie pour lui expliquer qu'on n'avait fait que la moitié du parcours et qu'il restait 700 de dénivelé positif donc autant de méchants pièges. Je ne sais pas ce qui a fait le déclic (mes paroles convergentes avec celles de son amie ou le clin d'oeil que je distribue généreusement en lui disan qu'elle me mettrait la pâtée une autre fois) mais elle s'est levée et a demandé à son amie de la ramener au poste de secours. Et moi pendant, ce temps je m'enfonce de nouveau seul dans la forêt....

Après cette montée, on aborde alors une grande descente vers Saint Genoux. J'avais prévu de me réserver jusqu'à Ste Catherine et de lâcher non pas les chevaux mais le poneys à partir de là. Râté. Ce sont des descentes en sentiers étroits où il est quasiment impossible de doubler surtout de nuit. Comme je suis au milieu de randonneurs, je commence à sentir mes jambes se tétaniser car je ne suis pas à mon rythme. Et c'est avec un grand bonheur que j'atteins ce ravitaillement. Je me dis que là, ça y est, je vais pouvoir envoyer de la vapeur. Mais mes jambes ne veulent rien entendre. Ce n'est pas la fatigue, non, juste une sensation d'avancer dans de la melasse. Tant pis, je garde le moral et reprend la route avec mes randonneurs, même au milieu de grandes sections en bitume avec quelques rares chemins de terre.

Je jete un oeil à ma montre, je suis au kilomètre 41, sur un chemin bitumé, près d'une ferme où des chiens aboient. Anticipent-ils ma joie de franchir le seuil du marathon? Veulent ils participer à la fête qui bat à son plein dans ma tête? En tout cas, je décide de rédiger un petit SMS hors série à ma femme pour la remercier d'avoir supporter mon humeur de chacal depuis 2 jours, mes entrainements des semaines passées et de n'avoir jamais douter de moi. Il parait que dans des épreuves d'ultra, le mental joue plus que le physique. Ca tombe bien, avec cette image agréable (ma femme découvrant dans quelques heures ce message) je me remets aussitôt à trottiner. Pas bien vite mais suffisament pour passer le seuil du marathon en courant et non en marchant. J'alterne alors course et marche pour... me perdre! Jusqu'à présent, tout était bien balisé et je pense que j'ai râté une flèche car au bout de 10 minutes, je ne vois plus aucune lumière provenant de frontales devant ou derrière moi. Mince, je me suis perdu. Pas de panique, je fais demi tour et retrouve mes lucioles, mais là ça fait 20 minutes de perdues... J'arrive au ravitaillement de Soucieu, un peu penot de ma bêtise. Le réglement indique une barrière horaire à 11h au delà de laquelle tout concurrent sera déclassé et rappatrié sur l'arrivée. Ca va, j'ai 3 h d'avance :-)

Ce qui me surprend par contre, c'est de nouveau le sinistre du lieu. Le village est joli mais que les coureurs sont tristes! J'apprend qu'il y a deux types de coureurs sur place : ceux qui ont abandonnés comme à Ste Catherine et des relayeurs qui attendent leurs coéquipiers. Je n'en reviens pas. Comment avec ma faible vitesse ai-je pu arriver avant des relais? En fait, certains ont probablement abandonné aussi ou ont connu de grosses défaillances mais leurs équipiers ne le savent pas forcément et s'inquiètent donc. Je me fraie un chemin un peu autoritairement parmis ces ombres grisâtres vers la table de ravitaillement pour découvrir... qu'il n'y a plus rien! Est-ce l'angoisse de l'attente qui a poussé les relayeurs à tout dévorer telles des sauterelles? L'organisation a-t-elle vu trop juste? Je dois mon salut à un coureur qui me tend une grosse bouteille d'eau en me disant qu'il n'en avait plus besoin. Pour un peu je lui laissais ma carte bleue pour le remercier. Je crois que ma joie lui a gonflé le moral car il m'a doublé une dizaine de kilomètres plus loin, tout sourire lui aussi. Je ne m'attarde pas plus que ça et je file vers Saint Beaunant où je dois rencontrer MarieDeLyon.

Là la descente est monotone et je commence à ressentir non pas de la fatigue mais comme un durcissement général au niveau de mes jambes. Ah, c'est ça les crampes? Même pas peur, je continue tel quel, tranquillement sans serrer les dents car ça ne changerait rien. Et puis là ça y est, je rattrape deux coureurs qui demandent leur chemin à une grande femme blonde en runnings. Mais, mais, oui c'est bien elle! Mince, elle beaucoup plus grande que je ne l'imaginais. On trottine ensemble jusqu'au ravitaillement qui se situe à 200 mètres. Je l'abandonne pour profiter enfin d'un ravitaillement complet la faim et la soif commençant à se faire sentir. Du coup, on en profite pour faire quelques photos de ma pomme pris en flagrant délit de voracité. Elle m'explique qu'à partir de là, il reste une douzaine de kilomètres à faire mais qu'ils commencent par un véritable mur à 13% sur 1Km et qu'ensuite c'est un peu moins fort mais que ça continue de monter sur un autre kilomètre pour arriver sur une longue descente qui comporte des parties avec des... escaliers! Je blêmie d'un coup. Les organisateurs ont vraiment été vicieux sur ce coup là. Après plus de 50Km de course, nous sortir ce type de portion. J'en avale très lentement mes rondelles de saucissons pour profiter d'un peu de répis supplémentaire. Je crois que pendant cette course j'ai gouté tout ce qu'il y avait à manger et bu tout ce qui pouvait se boire (thé, soupe, café, eau, sirop de citron, de menthe) enfin quand il y en restait. Si j'ai un trou dans l'estomac, on saura pourquoi :-)

Je repars vers cette montée qu'Enzo a prise en courant quelques heures avant. Je teste l'astuce des randonneurs pour monter les pentes qui consiste à les monter les mains dans le dos. Effectivement, je me sens plus à l'aise en montée. Trop car je me mets à doubler des coureurs, en fanfaronnant dans ma tête que je ne suis pas si nul que ça. En fait, si. Car si cette technique est très bonne, ce n'était pas une raison pour accélérer au dessus de mes moyens car dès que cette partie fut effacée, une vilaine douleur fait son apparition au niveau de mon genou faible, celui qui a été opéré. D'après ce que je sens, ce n'est pas l'articulation mais tous les muscles autour qui me crient d'arrêter le supplice. Pas question, d'autant qu'à ce moment là, des amis (AlainP et David91) m'envoient des SMS qui me déconseillent de repartir en arrière car je suis presque arrivé. Quel idiot j'ai été! Changer de technique de course à la fin d'un ultra où j'avais tout géré sans anicroche. Allez, je vais la finir cette course mais dans quel état. Je n'arrive pas à compter les personnes qui me doublent dans la grande descente de Ste Foy. Une bonne centaine. Je retiens juste les mots d'encouragement d'Emmanuel (Le Sanglier des UFO) et de son amie qui me dépassent toutes voiles sorties à 11Km/h environ alors que je claudique péniblement à 7... Sympa ce couple là, et quelle volonté de faire ce genre d'épreuve à 2 car on a rarement les défaillances en même temps donc c'est très difficile de tenir un rythme confortable.

La remontée de la Saône est comme indiquée sur tous les témoignages sur cette course : glauque le long du port fluvial, désertique, balayé par le vent et dans une ambiance de fin du monde. Et c'est tout au bout que MarieDeLyon refait son apparition pour m'aider à finir cette course. Je l'aurais bien finie seul mais c'est beaucoup plus agréable de discuter de vous les coureurs, du forum courseapied.net, de certains abus que du coup je n'ai pas vu le temps passer. La douleur est toujours là mais en parlant, on l'oublie un peu. On arrive au parc de Gerland. Les panneaux indiquent progressivement 200m, 150m, 100m, 50m, 25m... et je manque de me prendre l'arche d'arrivée sur la figure! Qu'est ce que c'est que cette hallucination? Aurais-je grandi de 2 mètres dans la nuit?! Non, l'organisation a décidé de tout remballer avant même que les derniers finishers n'arrivent. Je ne sais même pas à ce moment là si ma puce a enregistré correctement mon arrivée car celle ci n'a plus ... d'électricité. Lamentable, ça finit très mal. Je suis partagé entre ma joie d'avoir réussi ce pari un peu limite de faire cette course et balancer mon dossard aux responsables. En fait, il n'y avait plus de responsables mais quelques techniciens et hôtesses totalement perdus. Heureusement que malgré mes petits bobos je n'avais pas envie de voir un kiné car eux aussi ont levé le camp... Mais le sourire me revient, après tout, je m'en fiche des honneurs de l'arrivée (surtout à la vue de mon classement), cette course je l'ai faite et ça suffit à mon bonheur. Sur le coup, je me suis dit que je reviendrai l'année suivante sans être malade et je ferai 2h de moins. Mais maintenant, je me dis surtout qu'il me faut passer à autre chose. Peut être une vraie course d'ultra trail? Ou un truc qui fasse vraiment peur comme un 10Km en moins de 50 minutes?

A bientôt, sur la route, un chemin, mais toujours en courant je l'espère.

Les réactions

Par L'Castor Junior, le 2006-12-06 06:23:45
Ah, nous l'attendions cette fin de CR, et quel choc !
Je l'ai lu d'une traite (vais être en retard au boulot, moi ;-)) ) : ça démontre une fois de plus la force de caractère et la robustesse dont tu as su faire preuve tout au long de cette première compétition au delà du 10 km !
On mesure aussi, à te lire, que vivre une telle course vers la fin du peloton est un sacré challenge, avec des villages et sentiers dévastés, à peine moins que ne le sont les esprits de celles et deux contraints à l'abandon.
Pour la suite, je sais que tu trouveras chaussure à ton pied : il y a énormément de courses qui méritent d'être courues, et presque toutes sont à ta portée.
Félicitations encore et à bientôt !

Par L'Castor Junior, le 2006-12-06 07:24:11
Re, champion !
Zut, j'ai fourché : je voulais dire que "presque toutes étaient d'ores et déjà à ta portée immédiate".
Tes progrès en vitesse de base, qui ne manqueront pas de s'amplifier, t'ouvriront les portes des quelques courses où les barrières horaires peuvent être un écueil.
A bientôt champion !

Par alainP, le 2006-12-06 07:30:47
Coli, ton récit est passionnant.
Tout petit déjà ( il y a un an ), tu rêvais de faire du "long". Et là, tu t'es testé d'emblée sur du très long. Le moins que l'on peut dire, c'est que tu as de la volonté.
Alors je pense que cette arche dégonflée à l'arrivée, ce n'était pas la fin d'un parcours, mais une porte vers la réalisation de tous tes désirs.
Car quand on est fort comme toi dans sa tête, plus rien n'est impossible.
Bravo encore, reposes-toi bien et à très bientôt, sur une course ou ... au restau.

Par Brinouille, le 2006-12-06 07:35:06
Je te dis avant tout félicitations pour ce pari fou mais....Oh commme ce n'était pas raisonnable de courir avec un si vil virus 2 jours avant la course ! bon ok c'était un objectif important et tu as été raisonnable en écoutant ton cardio c'est déjà ça ! mais normal que ton coeur se soit affolé (180 pour FCm de 187 je n'en reviens pas). Il va falloir sacrément récupérer.
L'arrivée est hallucinante, tu n'a vraiment plus ta démarche habituelle : ) !

et vraiment mauvais point à l'organisation de ne pas attendu que tout le monde soit passé pour remballer, sur une course aussi longue et dure, ça ne se fait pas ! les gobelets en vrac, le bordel d'après course je peux comprendre, mais ça non c'est vraiment pas cool.

Les projets de 100 bornes ont l'air bien engagés, et si tu ne me flanques pas ça la veille de mon marathon je te promets que je ferais le supporter mais alors promets moi cette fois ci d'annuler si tu as de la fièvre !!!! ; )

Par re-Brinouille, le 2006-12-06 07:38:58
quand j'y repense : "le mur du 30ème au 2ème", si ton doc ne t'a pas fait détaler avec cette phrase, celà montre à quel point tu étais fort et motivé.
!

Par jcc, le 2006-12-06 08:04:28
Coli.... j'ai relu 2 fois , si luc besson se branche sur ton récit , il pourra en faire un film à couper le souffle !
Encore bravo .

Par Brinouille, le 2006-12-06 08:11:41
Oui il pourra faire un tableau d'apocalypse aux ravitaillements, avec les beaux yeux de Milla Jojovitch la bénévole qui tend une ultime madeleine ! ; )

Par Rodie, le 2006-12-06 08:56:50
Eh ben mon Coli, il en fallait de la volonté pour faire tout ça. Avoir résisté à l'appel du bus de rapatriement deux fois de suite est déjà une vraie victoire.
Carton rouge pour l'organisation, prendre les frais d'inscription des "moins forts" et ne pas leur offrir un vrai accueil à l'arrivée, c'est très très limitte.
A bientôt sur un 10 kms

Par liline, le 2006-12-06 09:21:03
Ca c'est du CR boudiou ! Moi aussi j'ai tout lu et du coup je suis en retard pour me mettre à boser, tout comme LCJ. Allez, le défi du 10km en -50' on le relève ensemble ? Car le défi du 100 bornes je le sens pas pour moi ;-)

Par PI, le 2006-12-06 09:33:48
Super Coli ton récit, quelle lucidité!
Bravo!

Par ceto, le 2006-12-06 10:07:41

Coli : j ai adoré ton recit, j ai eu l'impression d'etre avec toi, et regarder courrir, encore toute mais felicitations

tu reussi a donne envie aux autre de tenter une aventre pareil

Par Felix, le 2006-12-06 10:10:29
Très beau CR Coli ! vraiment tu as une belle plume.
Tu as atteint ton objectif, et quelle belle victoire.
Bon repos.

Par Enzo, le 2006-12-06 10:13:55
Cela a du être bien bénéfique de croiser MariedeLyon .. surtout sur la fin où on doit en avoir plein le C.. de cette SaintéLyon !!!

L'année prochaine on y sera tous Coli, et pas de raison de pas faire, au pire, 2h de moins ! Un challenge ... arriver avant le lever du soleil, si, si c'est possible pour toi !!

Par jepipote, le 2006-12-06 10:21:15
MERCI. ben oui, merci à toi d'avoir pris le départ malgrés ton état de santé, merci de nous faire vivre tes pensées, tes galéres, ton accélation fénoménale dans la descente-)), merci pour ton esprit critique envers les porcs qui font ces courses et pourrissent l'environnement et aussi contre cette organisation qui lamentablement vous laisse comme une merde à l'arrivée. bravo coli, d'avoir atteind ton objectif, bravo d'avoir pris le temps de t'arreter sur le chemin pour aider les gens qui en avait besoin.
super esprit, super course, bon tu nous en refait une quand de course pour nous faire profiter de ton CR -))
hervé

Par Cestpasmoi, le 2006-12-06 11:29:30
Alors bravo, bravo et encore bravo! Tu as un vrai mental, ça se sent dans ton CR : la solitude et l'adversité non seulement ne t'effraient pas, mais on dirait même que ça t'amuse! Je trouve lamentable que l'organisation n'ai pas attendu, d'autant que si j'en crois les résultats officiels il y en avait encore plein derrière toi. Toutes mes félicitations tant pour l'épreuve que pour le CR.

Par mielou, le 2006-12-06 13:10:27
terrible cette fin...
finir dans l'indifférence
comme quoi certaines courses sont victimes de leurs succès
à méditer

Par ulysse, le 2006-12-06 13:36:50
coli ton cr est super, a l'image de ta course.vraiment je pense qu'avec un tel mental tu peux te lancer sur 100 km. belves?,millau? en plus je crois que les ravitos sont bien garnis en madeleines ;)))).encore bravo !!!

Par Delphine, le 2006-12-06 14:20:05
Salut Coli,

Contrairement à beaucoup, je t'ai lu de bout en bout mais...CR imprimé. Je n'aurais pas pu le lire à l'écran.
J'ai beaucoup aimé comment tu as écrit ton CR même si certains passages m'ont liassé un peu de mauvaises images: problèmes de ravito, remballement des organisateurs avant l'arrivée des "derniers"...
Mais aussi quelques images comiques: ta description de marie (bah oui elle est grande :o))), le fait de savoir que tu cours avec ta CB en pleine nuit...Parce que tu crois que le gars avec la gourde avait aussi l'appareil pour la CB???? LOL!

En tous cas, Fred et moi t'avons encouragé à nouveau par mail, que visiblement tu ne reçois plus. Donc si tes doigts de pied fonctionnent encore, pourrais tu m'envoyer ta nouvelle adresse mail: delphine(chez) elfes.net...
En tous cas, je te dis bravo pour cette course. Parait que lorsqu'on a mordu une fois à l'hameçon on a du mal à lâcher la ligne...
BRAVO

Par Coli, le 2006-12-06 14:47:48
Merci beaucoup pour vos réactions. J'ai fait ce CR surtout pour que vous puissiez un peu découvrir ce qui se passe dans l'esprit de quelqu'un qui fait ce genre de course.

LCJ : tu n'as pas fini de me donner des conseils sur le long et le moins long. Allez, on se verra aux foulées de Vincennes.

AlainP : je ne sais pas si c'est être fort dans la tête. C'est surtout une bonne dose d'inconscience parfois.

Brinouille : accompagnes moi déjà sur quelques foulées au Luxembourg et je serai déjà très content.

JCC : bonne idée pour le cinéma. J'ai déjà le même ventre que Bruce Willis :-)

Rodie et Liline : vous savez, un 10Km à fond comme vous le faites, je ne sais pas vraiment le faire. C'est aussi une autre forme d'aventure.

PI, Felix, JPP et Ceto : je suis très content que vous ayez apprécié ce récit. J'ai un peu fait exprès de le faire comme un journal intime.

Enzo : ne pas voir le jour? Il faudrait que je gagne non pas deux heures mais 3! Ou làlà, ça va chauffer sur les pistes pour y arriver :-)

CPM et Ulysse : oui, c'est vrai que j'aime bien courir seul la plupart du temps et que j'apprécie de croiser des coureurs. 100Km à Belvès me semblent pas mal la prochaine fois que je voudrai faire du long.

Mielou : oui, par exemple l'UTMB a médité cela et réduit la participation et durcit les courses. Mais ça ne change rien aux déchets car ça vient de nous.

Delphine et Fred : je vous envoie un petit mail ce soir.

Par L'Castor Junior, le 2006-12-06 16:58:59
Coli : C'est noté pour Vincennes : Objectif 45', sinon je ne te parle plus ;-))
Et pour des conseils pour le long, ce sera toujours avec plaisir, même si tu risques de faire un 100 km avant moi ;-))

Par MariedeLyon, le 2006-12-06 17:12:30
Bonjour à tous et bravo encore vaillant Coli( je suis témoin !).
Dis Coli, je lis que tu as des pbs de mails as-tu reçu le mien, un méga mail- souvenir?
Marie

Par Rodie, le 2006-12-06 17:27:28
J'espère te voir à Vincennes pour te serrer la paluche et t'accompagner, avec LCJ, vers les 45'

Par Coli, le 2006-12-06 17:40:59
@LCJ et Rodie : 45'? 11' de moins que mon modeste record? Je peux prendre mes rollers, ce sera plus facile:-)

@LCJ : tu as déjà passé le cap des 100Km dans tes folles courses à rallonge!

@Marie : Je l'ai reçu mais avec plein de caractères bizarres à la place des accents. Je traite ça et je mets en ligne ce soir ou demain. Merci encore.

Par Calou, le 2006-12-07 08:03:00
Crogneugneu !!!!!!! Je viens juste de voir que tu avais poster la suite...
Faut que j'aille bosser !!!
Je repasse tout à l'heure...
A+

Par Calou, le 2006-12-07 13:36:49
Eh ben dis-donc..... Quelle Aventure, avec un grand "A" !!!
Quel mental il t'a fallu pour finir cette course, c'est énorme !!!
J'en reste persuadée après ton témoignage Coli : Encore plus que pour nos petits copains bien plus rapides, c'est indispensable pour des coureurs de notre niveau de se forger un mental à tout épreuve.... Et tu as bien réussi, la preuve : TU ES FINISHER !!!

Et puis les arches démontées avant qu'on arrive et le matos tout remballé...on s'en moque, moi aussi j'ai connu ça ! Mais c'est pas pour ça qu'on court !!!

Bravo, tu me donnes des ailes pour la suite... Merci.

Par Coli, le 2006-12-07 13:46:06
Mais de rien Calou et bonne Indian Race.

Par Organisation, le 2006-12-08 16:13:25
Félicitations et bravo pour votre exploit... Nous nous excusons pour l'absence d'arches à l'arrivée mais nous devons commencer à démonter vers 12 heures tous les accessoires de décoration... Ceci dit, les cadeaux finishers, restaurations, douches et secours sont en place jusqu'à ce que le dernier passe la ligne (vers 14h).
La partie organisation n'est pas simple non plus et se déroule sur 35h non stop (du samedi 8h au dimanche 17h) après une semaine bien remplie (montage, préparation des sacs, saisie des listes...). Du coup, nous tenons à respecter chaque finisher et malgré les arches démontées et les banderoles retirées, l'essentiel est là : votre performance.

Par Coli, le 2006-12-08 20:41:46
@L'organisation : j'ai bien compris. J'ai vu votre réponse sur le site kikourou.net. Pas facile d'organiser une course pareille. Mais de grâce évitez de ressembler au marathon de paris et le succès continuera d'être au rendez vous. Si un de mes amis viens faire la STL l'année prochaine, il y a des chances que je l'y accompagne donc on se reverra :-)

Par MariedeLyon, le 2006-12-09 10:06:40
J' ai bien noté, Coli...
Bon week-end
Marie

Par Dupangel, le 2006-12-09 19:12:54
C'est génial ton récit. Tu me donnes vraiment envie d'être des votres l'an prochain.

Par Coli, le 2006-12-11 10:51:59
Merci dupangel. La course est relativement facile si tu as déjà une expérience de marathon. Il suffit juste de rajouter du dénivelé et d'allonger de 15-30' tes sorties longues. Mais bon, ce n'est que mon point de vue car je n'ai jamais fait de marathon :-)

Par David91, le 2006-12-11 12:09:33
Tout çà ??? Mia son ne me dit rien à moi ;o)) Bon, il est où le bulletin d'inscription ?.
A bientôt COli, David.


LA SaintéLyon, ça se court de nuit. Et on voit ça...


Mais c'est quand même joli de jour


Arrivée de robocop, plus capable de plier les genoux


Qui a éteint la lumière???


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